-
Rôle du commissaire à l’intégrité
dans le processus de divulgation et d’enquête en matière d’actes répréhensibles
(Partie VI de la Loi de 2006 sur la fonction publique de l'Ontario)
Dans quelles circonstances devrais-je communiquer avec le commissaire à l’intégrité concernant une question de divulgation et d’enquête en matière d’actes répréhensibles? - Voici quelques exemples de circonstances dans lesquelles vous devriez vous mettre en rapport avec le commissaire à l’intégrité :
- vous aimeriez avoir des renseignements sur le rôle du commissaire à l’intégrité dans le processus de divulgation et d’enquête en matière d’actes répréhensibles prévu par la Loi de 2006 sur la fonction publique de l'Ontario (« la Loi »);
- vous êtes fonctionnaire et vous souhaitez vous renseigner, en toute confidentialité, sur la façon de procéder à la divulgation d’actes répréhensibles;
- vous êtes fonctionnaire, vous travaillez dans un cabinet ministériel et vous avez connaissance d’éventuels actes répréhensibles dont vous aimeriez faire la divulgation;
- vous êtes fonctionnaire, vous avez connaissance d’éventuels actes répréhensibles dont vous aimeriez faire la divulgation et vous pensez qu’il ne serait pas approprié de faire cette divulgation à votre responsable de l’éthique ;
- vous êtes fonctionnaire, vous avez fait une divulgation à votre responsable de l’éthique et vous craignez que votre divulgation ne soit pas traitée de façon appropriée.
Haut
- Comment puis-je joindre le commissaire à l’intégrité?
- Vous pouvez joindre le commissaire à l’intégrité :
par téléphone, au 416 314-1581;
par courriel, à info@oico.on.ca;
Address: par la poste ou en personne,
au 2, Bloor Street East, bureau 700
Toronto (Ontario) M4W 1A8
Si vous désirez rencontrer quelqu’un au Bureau du commissaire à l’intégrité en vue de discuter d’une question particulière ou de faire une divulgation, il vous est conseillé d’appeler pour prendre rendez-vous.
Haut
- Quelle différence y a-t-il entre le commissaire à l’intégrité et les responsables de l’éthique de chaque ministère et organisme public?
- Le commissaire à l’intégrité est un fonctionnaire de l’Assemblée législative qui exécute ses fonctions en toute indépendance du gouvernement. Cette distinction est importante dans ce contexte, car elle garantit aux membres de la fonction publique qui estiment qu’il ne serait pas approprié de divulguer des actes répréhensibles à l’interne la possibilité de faire leur divulgation au commissaire en toute confiance, sachant qu’il est indépendant.
De plus, le commissaire à l’intégrité est le responsable de l’éthique des fonctionnaires qui travaillent dans les cabinets des ministres.
Haut
Définitions
Qui sont les fonctionnaires?- Les fonctionnaires sont les personnes employées ou anciennement employées dans un ministère ou un cabinet de ministre, le secrétaire du Conseil des ministres, les sous-ministres et l’ensemble des employés d’un organisme public et des personnes nommées à un organisme public.
Haut
- Quels sont les organismes publics?
- Il s’agit de tous les organismes, conseils et commissions dont les ministres ont la responsabilité. Les organismes publics sont énumérés dans un règlement pris en application de la Loi.
Haut
- Qui sont les responsables de l’éthique?
- Les responsables de l’éthique sont des personnes déterminées conformément à la Loi s. 62. Une personne est désignée comme responsable de l’éthique au sein de chaque ministère et de chaque organisme public. À titre d’exemple, si vous travaillez dans un ministère, votre sous-ministre est votre responsable de l’éthique.
Si vous êtes fonctionnaire et si vous vous demandez qui est votre responsable de l’éthique, n’hésitez pas à vous renseigner auprès du Bureau du commissaire à l’intégrité, en toute confidentialité.
Le rôle des responsables de l’éthique consiste à :
- sensibiliser les fonctionnaires et les anciens fonctionnaires au respect de l’éthique;
- répondre à des questions concernant l’application des règles relatives aux conflits d’intérêts;
- déterminer si une situation présente un conflit d’intérêts pour quelqu’un qui travaille dans la fonction publique;
- donner des directives en cas de conflit d’intérêts réel ou possible,
- recevoir les divulgations d’actes répréhensibles faites par les fonctionnaires de leur ministère ou organisme public ;
- accepter les renvois aux fins d’enquête venant du commissaire à l’intégrité,
- faire les enquêtes et produire les rapports nécessaires suite à un renvoi par le commissaire à l’intégrité.
Haut
- Qu’est-ce qui constitue un « acte répréhensible » aux termes de la Loi?
- La Loi définit « acte répréhensible » comme suit :
- une contravention commise par un fonctionnaire, un ministre ou un adjoint parlementaire à une loi (fédérale ou provinciale);
- un acte ou une omission de la part d’un fonctionnaire, d’un ministre ou d’un adjoint parlementaire qui pose un grave danger pour la vie, la
- santé ou la sécurité de quiconque ou un grave danger pour l’environnement;
- un cas grave de mauvaise gestion de la part d’un fonctionnaire, d’un ministre ou d’un adjoint parlementaire dans les activités de la fonction
- publique de l’Ontario;
- le fait pour un fonctionnaire, un ministre ou un adjoint parlementaire d’ordonner ou de conseiller la commission d’un acte répréhensible tel que défini ci-dessus.
Haut
- Qu’est-ce qu’une divulgation d’actes répréhensibles?
- La divulgation d’actes répréhensibles est le dépôt par un fonctionnaire auprès d’un responsable de l’éthique ou du commissaire à l’intégrité de renseignements qui pourraient établir qu’un membre de la fonction publique a commis ou est sur le point de commettre un acte répréhensible. Ceci peut inclure des renseignements à l’effet qu’un fonctionnaire a demandé à un autre membre de la fonction publique de commettre un acte répréhensible.
Haut
- Qu’est-ce qui constitue des représailles?
- Les représailles sont des mesures prises contre un fonctionnaire qui nuisent à son emploi ou à sa nomination, y compris (mais sans s’y limiter) le fait de mettre fin à son emploi ou de menacer de le faire, de lui imposer une mesure disciplinaire ou une sanction ou de menacer de le faire, ou encore le fait de l’intimider ou de le contraindre.
Haut
Divulgation au commissaire à l’intégrité
Qui peut faire une divulgation d’actes répréhensibles au commissaire à l’intégrité?
- N’importe quel fonctionnaire.
Haut
- Comment peut-on savoir si un acte est considéré répréhensible?
- Les fonctionnaires qui ont des questions au sujet d’une divulgation sont invités à communiquer avec le Bureau du commissaire à l’intégrité. Ce bureau peut les renseigner et leur donner des conseils, en toute confidentialité.
Haut
- Est-ce que le commissaire à l’intégrité peut refuser de donner suite à une allégation d’actes répréhensibles?
- Selon l’article 117 de la Loi, le commissaire à l’intégrité doit refuser de donner suite à une divulgation dans les circonstances suivantes :
- l’objet de la divulgation est traité par une autre personne ou un organisme dans le cadre de l’exécution de la loi ou conformément à la procédure établie en vertu de la Loi ou d’une autre loi;
- l’objet de la divulgation a trait à une question d’emploi ou de relations de travail qui pourrait être traitée par un mécanisme de règlement des différends (p. ex., une procédure de règlement des griefs);
- l’objet de la divulgation a trait à une question qui pourrait être traitée dans le cadre de la Loi sur les services policiers;
- l’objet de la divulgation fait l’objet d’une décision rendue dans l’exercice d’une fonction d’adjudication d’un tribunal judiciaire ou autre;
- l’objet de la divulgation est lié à la poursuite d’une infraction;
- l’objet de la divulgation n’est pas assez important ou la divulgation est frivole, vexatoire ou faite de mauvaise foi;
une période de temps importante s’est écoulée entre la divulgation et l’incident qui en est l’objet et, de ce fait, une instance serait inutile;
- l’objet de la divulgation se rapporte à une décision de politique publique;
- il existe une autre raison valable de ne pas donner suite à la divulgation.
Haut
- Quelle est la marche à suivre pour faire une divulgation au commissaire à l’intégrité?
- Les fonctionnaires qui souhaitent faire une divulgation au commissaire à l’intégrité sont invités à réfléchir attentivement au contenu de celle-ci. La divulgation doit contenir assez de renseignements pour permettre son évaluation. En cas de dépôt d’une divulgation qui ne serait pas assez détaillée, le Bureau du commissaire à l’intégrité se mettra en rapport avec son auteur (que la Loi appelle « le divulgateur ») pour obtenir un complément d’information. Nous vous encourageons vivement à faire votre divulgation par écrit. Un formulaire est prévu à cet effet, pour plus de commodité.
Haut
- Y a-t-il des renseignements qui ne peuvent pas être divulgués?
- La Loi énonce trois types de renseignements qu’il est interdit de divulguer (s. 113), que ce soit dans une divulgation d’actes répréhensibles ou dans le cadre de la suite donnée à une telle divulgation, à savoir des renseignements qui :
- sont protégés par le secret professionnel de l’avocat;
- révèleraient sans permission la teneur des délibérations du Conseil exécutif;
- sont préparés par l’avocat-conseil d’un ministère ou d’un organisme public, ou pour le compte de cet avocat-conseil, en vue de son utilisation dans la communication de conseils juridiques, en prévision d’un litige ou en vue de son utilisation dans un litige.
Haut
Rapport
Est-ce que le commissaire à l’intégrité informe le divulgateur de l’issue de sa divulgation?- Oui. Le commissaire à l’intégrité fera savoir au divulgateur s’il a :
- refusé de donner suite à la divulgation;
- donné suite à la divulgation, mais sans ouvrir d’enquête;
- enquêté sur la divulgation.
Le commissaire à l’intégrité peut aussi fournir les renseignements sur l’enquête et ses constatations qu’il juge appropriés dans les circonstances.
Haut
- Qu’advient-il du rapport du commissaire à l’intégrité sur une divulgation d’actes répréhensibles?
- Les rapports d’enquête du commissaire à l’intégrité sont remis au ministre responsable du ministère ou de l’organisme public où les actes ont été commis. De plus, le commissaire à l’intégrité peut faire un rapport public sur une divulgation d’actes répréhensibles, s’il est d’avis qu’il est dans l’intérêt public de le faire.
La Loi prévoit par ailleurs que le commissaire à l’intégrité présente chaque année à l’Assemblée un rapport sur le nombre et la nature des divulgations d’actes répréhensibles reçues et sur leur issue.
Haut
Autres
Quelle protection la Loi offre-t-elle contre des représailles (s. 139)?- La Loi interdit à qui que ce soit de prendre des mesures qui nuisent à l’emploi ou aux conditions de travail d’une personne qui est fonctionnaire parce que celle-ci a fait une divulgation d’actes répréhensibles, que ce soit à l’interne ou auprès du commissaire à l’intégrité. La Loi protège aussi les personnes mises en cause dans une enquête sur des actes répréhensibles (p. ex., les témoins).
Cette protection s’étend à l’ensemble des fonctionnaires (syndiqués ou non). Les fonctionnaires peuvent porter plainte en cas de représailles aux termes de leur convention collective (le cas échéant), ou encore déposer une plainte auprès de la Commission des relations de travail de l’Ontario et auprès de la Commission des griefs de la fonction publique. Ces organismes sont habilités à rendre des directives, voire ordonner la réintégration d’une personne dans son poste, s’ils constatent qu’il y a eu des représailles.
Tout fonctionnaire jugé responsable de représailles est passible de mesures disciplinaires, y compris une suspension ou un congédiement.
Haut
- À qui dois-je m’adresser en cas de danger imminent et grave?
- En cas d’urgence, s’il y a danger imminent pour la vie, la santé ou la sécurité de quiconque, communiquez immédiatement avec les services d’urgence les plus proches, p. ex., les services de police, les services d’incendie ou les services médicaux d’urgence.
Haut